http://www.sura.org/~patois/fr/poesie/phil/Poeme_228_Larbre.html
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Bien, je suis bien à côté de cet arbre,
Qui respire le bonheur de s'élever,
Vers l'abîme bleuté, où se cachent les astres,
Là haut, ou la montagne, n'a jamais mis les pieds.
Immortel sans doute?
Et sans doute, impossible à couper!
Oui, je me sens bien à côté de lui,
Adossé, à son tronc sacré.
Hier encore, couvert de neige,
Ses branches cassantes, comme du verre,
J'y posais mes lèvres, pour aspirer sa sève,
Comme un désert glacé, une friandise suprême.
Son age se perd, dans la nuit des temps,
Il est maintenant au-dessus de tout,
Je me chauffe le dos, je me lave l'esprit,
Et je ferme les yeux, pour lui ouvrir mon coeur.
Bien, je me sens bien quand je pense à cet arbre,
Souvenir insolent, qui attise ma joie,
Odeur savoureuse, d'écorce et de rosé,
Qui s'éparpille en moi, balayé par le vent.
Magnificence d'une nature sauvage,
Tableau naïf, peinture aux mille couleurs,
Un roman qui se dévore, plus vite qu'une pomme,
Et qui berce mon coeur... etc... etc...
A quoi bon rechercher ce monument de bois,
De bois et de sang, mais de sang de géant,
Il est ici ou là, qu'importe, sans importance,
L'important, c'est juste, de le découvrir enfin...
Phil
Ecrit le 15/07/99 à 21h45
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Dernière mise à jour : mer mai 31 21:54:14 CEST 2000