Un chien aboie.
Son hurlement rebondit
Sur la cime des arbres
Et se répète en écho
Dans le ciel ouvert.
Un chien aboie.
Un brouillard épais
Etouffe sa présence
D'un gris pollué
Qui dévore ses illusions
De liberté.
Un chien aboie.
Nul ne voit
Derrière sa douleur
Le désespoir coupable
D'une âme abandonnée.
Yves Delathouwer
janvier 1996